L’annonce la semaine dernière de la suspension par la Grande-Bretagne de 30 licences d’exportation d’armes vers Israël a déclenché une tempête prévisible. Les critiques de la guerre menée par Israël à Gaza accusent le gouvernement britannique d’être criminellement indulgent avec Israël. De l’autre côté, le grand rabbin britannique était indigné. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est resté fidèle à son thème selon lequel son pays combat à la fois l'Iran et le Hamas, qu'il compare régulièrement aux nazis, et son plus proche collaborateur, le ministre des Affaires stratégiques, Ron Dermer, a suggéré que cette politique revenait à refuser à Churchill le des armes pour combattre Hitler.
D’autres ont naturellement fustigé le gouvernement britannique pour son manque de sensibilité, l’annonce étant intervenue alors même qu’Israël était secoué par l’angoisse après l’exécution de six otages par le Hamas. Les otages avaient survécu en captivité pendant près de 11 mois avant de recevoir une balle dans la tête à l'approche des forces israéliennes.
Mais au-delà de sa critique du mauvais timing de l’annonce politique, la caricature du gouvernement Netanyahu sur l’embargo britannique limité ne protégera pas Israël d’une accélération des sanctions internationales si sa politique actuelle se poursuit.
Son affirmation selon laquelle Israël seul combat l’Iran au nom de l’Occident ne tient p...
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